Comment reprendre contact avec une personne fâchée ? (2/3)

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Comment reprendre contact avec une personne vraiment très fâchée ?

A quel moment le faire, quelle forme peut prendre cette reprise de contact? Que dire, comment le dire et faut-il persévérer à tout prix ?

Cet article fait suite à celui-ci que je vous recommande vivement de lire en premier (en plus, ça génère un peu de trafic sur mon blog 😉 )

Prérequis

Vous êtes prêt·e à assumer à 100% la réconciliation que vous préparez ? Vous avez conscience que cette opération peut échouer, mais vous ferez tout ce qu’il est imaginable et possible de faire pour retrouver la personne avec qui vous êtes fâché·e ?

La flemme de lire ce fabuleux article ? Vous pouvez choisir la vidéo :

Quand agir, et comment vous y prendre ?

Le bon moment

Attendre le bon moment n’est pas adapté, le bon moment c’est le moment ou vous vous êtes prêt ·e.

Etre prêt·e signifie ; être prêt·e à se réconcilier ; mais aussi être prêt ·e à essuyer un refus de l’autre, à continuer votre vie sans lui.

L’état d’esprit

Il faut absolument éviter d’imaginer qu’après la reprise de contact, vous allez reprendre « comme avant ». Enchaîner, avec votre petit resto ou vous alliez habituellement pour bitcher.

Non l’autre, ne vous parle plus depuis un moment, l’autre est fâché·e. Il·elle a peut être changé, il·elle n’a peut être pas envie de vivre les mêmes choses que vous.

Le fait de lui présenter des excuses, ou de prendre l’initiative de retrouvailles ne vous dispense pas de vous intéresser à ce que cette personne ressent, souhaite pour votre amitié, ou relation.

Pensez bien que c’est une personne avec qui vous interagissez, et non pas une « fonction amicale, ou une « fonction familiale ».

Vous avez un idéal relationnel que vous avez défini (normalement à la lecture du précédent article, ou vidéo). Cet idéal n’est pas un moule, c’est une boussole pour aller dans la direction souhaitée. Il faut vous adapter à l’allure de votre compagnon de route.

Dans cette définition idéale, l’autre doit être inspiré, tout comme vous, par ce type de relation et faire le choix d’y adhérer. On peut avoir plusieurs ami·e·s, mais chaque relation est unique (elle a ses codes, son rythme, sa temporalité).

L’idéal défini est votre moteur. Dans la reprise de contact, il doit prendre en compte l’autre, il est votre rappel que cette relation est précieuse, et nécessite d’être soignée. Le guide pour prendre de soin de votre relation, c’est votre idéal relationnel.

Objectif no 1 : Laisser une porte ouverte

Si la personne en face refuse vos tentatives, vous dit clairement non, ce n’est pas un problème. Vous allez proposer et laisser la porte ouverte. Vous allez manifester votre volonté de reprendre contact, la personne en face va être touchée par votre démarche.

Peut-être que sur le moment, elle ne voudra pas vous voir, mais si elle venait à regretter son choix par la suite, elle doit savoir que ,vous, vous serez toujours disponible si elle le souhaite.

Pas de délai de réponse

Être 100% responsable signifie ne pas sombrer dans le harcèlement, et respecter le choix de l’autre.

Vous pouvez ainsi vous débarrasser de la culpabilité envers quelqu’un en lui ayant proposé avec sincérité une réconciliation. Vous avez fait votre maximum, et en plus vous avez laissé la porte ouverte.

Si vous êtes prêt·e à accepter un refus, vous êtes aussi prêt·e à attendre le temps qu’il faudra ; une réponse ; un changement de position.

Objectif no 2 : Respect de soi d’abord

Il est important aussi que vous preniez le temps d’analyser vos retrouvailles, les nouvelles règles. Il faut que la nouvelle relation qui émerge vous convienne.

Si ce n’est pas le cas, je vous renvoie à une relation idéale. Vous êtes-vous donné à fond ? Avez vous pris en compte l’autre dans sa singularité ou l’avez-vous traité comme une fonction vis-à-vis de vous ? Est-il temps de lui dire « stop » ?

Un exemple : la personne surbookée (pour vous)

Nous connaissons tous des gens overbookés qui vous font comprendre à n’en plus finir que c’est un coup de chance pour nous, s’ils sont là en ce moment avec nous à partager ce moment, parce qu’ils ont beaucoup d’autres choses à faire, beaucoup d’autres personnes à voir.

En général, en faisant cela, ils peuvent vouloir dire 2 choses :

1-« Je tiens à toi, au moment que l’on passe ensemble et ce genre de remarques c’est pour que tu vois à quel point je tiens à toi. » Et ils sont vraiment présents et dégage du temps réellement.

2-« Tu es un spectateur lambda de ma vie ». Même si en vrai, vous êtes probablement une des seules personnes susceptibles de vous intéresser vraiment à leur vie. Il y a de fortes chances que vous les connaissiez d’avant leur « overbooking ». Dans ce cas les personnes vont prendre peu soin de la relation et vont préférer dire :

« Ah désolée, j’étais complètement charrette, les semaines ne font que 7 jours, les journées 24h, les heures 60 minutes … J’ai pas eu le temps de t’appeler  »

Mais la formulation exacte c’est « Je n’ai pas pris le temps de t’appeler », « Pas pris le temps de te répondre ». Le respect est perdu, il faut le regagner.

Dans la deuxième possibilité, vous êtes traité·e comme une fonction, c’est à vous de réajuster, si c’est possible, voire de vérifier qu’il n’y ait pas encore des non-dits. En effet, une personne qui ne prend pas le temps de vous rappeler (ou autre) n’en a peut-être pas envie.

La relation ne lui plait pas ? Elle ne voit plus en vous une personne, mais elle utilise la fonction « ami·e, famille » ?

Par son comportement, vous pouvez la trouver blessante. Vous êtes 100% responsable, vous enregistrez l’information, vous enregistrez le fait que la relation ne vous convient pas et vous cherchez à l’améliorer au maximum.

C’est vous qui choisissez d’être blessé·e , en soi c’est votre droit. A vous de choisir votre réponse, puisque vous en avez conscience.

Cela donne des propositions : des moments de qualités, des possibilités d’explications, mais aussi la possibilité de lui dire « Stop, ça ne me convient pas, je préfère que tu ne m’appelles pas si c’est pour me dire que tu n’as pas le temps ou pas eu le temps auparavant… »

De même, si c’est une personne « toxique » pour vous, vous allez face aux réactions qu’elle suscite chez vous pouvoir par l’analyse et la prise de responsabilité : vous détoxifier.

J’ai fait mon maximum. Cela n’a pas fonctionné, nous n’avons pas réussi à établi une relation saine. Je passe à autre chose.

Quelle forme doit prendre la reprise de contact ?

Il y a deux paramètres à prendre en compte, si vous devez présentez des excuses, ou simplement éclaircir le sujet de discorde : graduation et cohérence.

Votre reprise de contact doit être graduée, en fonction de ce que vous pensez devoir vous faire pardonner.

Elle doit être aussi en cohérence avec le type d’échange que vous aviez lorsque vous étiez en bon terme.

Inutile de sortir la lettre pétrie de larmes et dégoulinante de morve, si vous ne savez pas pourquoi l’autre est fâchée en revanche si vous avez commis un acte très blessant, cela peut être de circonstances.

Les différents moyens

Pour commencer on privilégiera un message pour proposer de se revoir, ou de s’appeler.

Un SMS simple qui dit l’envie de revoir la personne, de susciter l’occasion d’une explication si nécessaire.

Puis, si pas de réponse la semaine suivante un mail, avec à peu près le même contenu, mais vous y notez en plus ce que vous aimiez particulièrement chez l’autre et dans les moments passés ensemble.

On va éviter par exemple d’écrire, j’ai entendu cette chanson et comme on l’écoutait ensemble j’ai décidé de t’écrire… On va le formuler plutôt comme ça : « Tu sais à chaque fois que j’écoute cette chanson, je pense à toi, ça me manque ces moments ensemble… « 

La nuance ? Ce n’est pas un élément extérieur qui provoque la reprise de contact, mais vous-même !

Si les SMS, les mails restent sans réponse. Ça ne sent pas bon…

Mais ce n’est pas perdu.

1- Vous pouvez renvoyer un mail plus long, avec le début des excuses, ou une lettre, mais cela suppose que vous connaissiez l’origine du ressentiment.

2- Il y a aussi l’appel anonyme et l’appel non anonyme. On commence par un appel non anonyme, on laisse un message sur le répondeur à peu près du même contenu que le premier SMS, une semaine après le mail par exemple.

3- C’est la solution extrême, la plus inconfortable et qui peut faire très mal à l’égo.

Il faut donc travailler son égo, imaginer le pire et vérifier que le pire soit supportable, que le pire ne comporte pas plus de désavantages que de bénéfices.

En général c’est le tout pour le tout. C’est ma solution préférée, ça peut « saigner ».

Assurez vos arrières

Si reprendre contact est important au point de prendre le risque d’une confrontation directe, protégez vous simplement.

Pour cela vous pouvez en parler à un ou deux amis (pas la terre entière), qui seront disponibles immédiatement après la tentative.

Vous pouvez aussi lister une succession d’activité à faire si ça se passe mal et qui vous font plaisir. C’est une forme de récompense, vous pouvez vous féliciter d’avoir essayé. Et qui sait peut-être un jour ?

Voilà, pour aujourd’hui, nous verrons dans le prochain article comment faire face à la colère.

Je change!

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