Fermeté et joie

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Souvent, je remarque qu’une personne qui souhaite évoluer  (chasser ses anciennes habitudes, rencontrer des nouvelles personnes, atteindre un objectif professionnel, développer un talent, être plus heureuse, avoir une vie plus saine…) affronte une jungle de problèmes…
L’effort à fournir est déjà très important, la volonté cette belle idée qui insuffle à votre persévérance l’énergie pour se muscler, peut faiblir. Les doutes plus ou moins objectifs sur la validité de votre entreprise, la nécessité du changement, les moyens choisis pour y arriver vous occupent une bonne partie du temps.
Et à vos efforts personnels, s’ajoute votre entourage (ami·e, famille) et ses petites remarques, qui pavent votre enfer…
« C’est pas très sympa », « tu ferais mieux de », « Il faut pas t’étonner si tu fini·e·s tout·e seul·e », « c’est pas gentil », « tu pourrais au moins », « Tu perds ton temps », « Ce n’est pas possible », « Tu ne vas pas y arriver », « t’es pas marrant·e « , « Et moi dans tout ça ? » …

Comment voulez-vous persévérer  ?

Une technique pour se protéger de ces remarques, qu’elles soient bien ou mal intentionnées comme expliqué dans un précédent article, c’est d’être son propre meilleur ami (article ici).
La deuxième technique c’est ces 2 mots clefs :

La Fermeté et la joie

Eh oui vous n’êtes pas là pour être gentil·le ! (Et vous n’êtes pas non plus là pour être méchant·e)
Ces 2 mots sont pour l’un : une attitude, pour l’autre : un ressenti. Ils vous accompagnent et se complètent dans votre cheminement de changement.
  •  Si un objectif est bon, qu’il donne des buts qui s’échelonnent alors utiliser son énergie, être ferme dans sa démarche pour l’atteindre apporte la joie. Il est ainsi facile d’écarter les doutes.
  • La joie de vivre, l’allant (cf. article prochain) s’obtient par la fermeté que l’on met à vivre sa vie, sa propre vie.
  • La joie c’est le carburant, le but c’est le moteur et l’objectif c’est l’horizon (qui comme tout bon horizon ne s’atteint pas, on en repousse les limites).

La joie et vous

La joie n’est pas seulement la satisfaction d’accomplir ou d’avoir accompli une action, un travail. Elle est une démarche, un processus proactif. Parfois par hasard vous la croisez, dans ce cas sortez votre auto-scan et inscrivez le moment, les sensations et circonstances qui vous l’apportent. Parce qu’il est très difficile pour la plupart d’entre nous d’inventer un objectif qui nous soit propre qui correspondent à nos valeurs et centres d’intérêt, la joie peut être un indicateur.
Il vous faut cependant travailler vos instruments de détections. La joie est un sentiment pur, si vous vous sentez coupable lorsque vous la ressentez, que vous n’autorisez pas votre visage à l’exprimer. Alors, cette joie est malsaine et probablement issue de sentiments, sensations diffuses qui vous déplaisent type, la jalousie, la rancœur, la vengeance. On ne parle pas de cette sensation dans cet article. Entre autres parce qu’un objectif personnel vous est propre, il ne peut être défini en fonction des autres.
La pureté de la joie et le comportement de la joie, peut à mon avis se résumer ainsi (je les emprunte à Isaac Asimov à ses 3 lois fondamentales concernant les robots, je modifie seulement la deuxième)
  1. la joie ne peut être issue du fait d’avoir porter atteinte à un être humain, ni, issu d’un comportement passif, qui aurait permis qu’un être humain soit exposé au danger ;
  2. la joie doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ; => [La joie, vous est propre, elle découle de vos actions, de votre comportement, sauf si de telles actions, comportements entrent en conflit avec la première loi] ;
  3. la joie doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
Voilà pour la joie et son identification.

La fermeté

La fermeté n’est pas l’obstination ou l’arrogance, elle est l’expression de la confiance en soi. Elle est adaptée, aux situations, c’est une force sur la longueur, la fermeté est une endurance sereine, un effort qui s’oublie par la joie ressentie à être soi, à se lever le matin content.
La fermeté se travaille, la joie est l’indicateur de la réussite de ce travail. La fermeté permet de dire non le plus simplement du monde  à soi et aux autres, lorsque la proposition, la demande formulée nous éloigne de ce que l’on veut pour soi.
Être ferme, c’est savoir faire passer nos priorités personnelles avant celle des autres, dans nos actions de la journée. Être ferme c’est savoir ce qui est bon pour soi et s’y tenir.
La fermeté, la persévérance se travaillent. Elles sont indépendantes de la volonté.
Si l’objectif est mal défini, ou tout simplement  non adapté. La volonté ne suivra pas les doutes gagneront sur vos résolutions. Si l’objectif est bon pour vous, qu’il est adapté à vous, alors vous ressentirez la joie de vous y mettre qui sera récompensée par une joie proche de la satisfaction d’être tout simplement soi !
La fermeté peut alors s’installer, vous savez ce qui est juste dans les demandes de votre entourage, vous savez dire non et prioriser les relations actions qui vous importent. Personne d’autre que vous décide si oui ou non vous allez à une réunion de famille, à une soirée entre potes, au cinéma avec votre ami·e…

Mise en pratique

Si vous pensez, avoir un bel objectif bien défini, alors c’est que vous avez déjà, un carnet d’objectif ouvert (physique ou dans un cloud). Sinon c’est l’occasion d’en ouvrir un (méthode ici).
Prenez une belle page blanche dans ce carnet, et notez sur la page de gauche :
  • Titre : Satisfaction intermédiaire
Consignes : Inscrivez sur la dernière semaine tout ce que vous avez fait pour atteindre cet objectif (actions réalisées).
Par exemple :
  • J’ai été à la mairie me renseigner sur le projet.
  • J’ai consacré une soirée à la lecture de la jurisprudence d’un cas particulier et pour ça je n’ai pas regardé une série avec mon/ma copin·e.
  • J’ai lu un article « fermeté et joie »
En théorie : Vous devriez bien vous  souvenir de ce que vous avez fait.
Maintenant sur la page opposée, notez :
  • Titre : Imprévus, obligations et renoncement de la semaine.
Consignes : Inscrivez sur la dernière semaine toute les fois où vous avez eu l’impression de ne pas être en train de faire ce que vous aviez décidé de faire.
NB : Il est nécessaire par exemple de travailler pour gagner votre vie, même si vous n’aimez pas votre travail, c’est donc une priorité quand même, qui s’inscrit dans un objectif plus large de changer de travail, mais ça n’a rien à faire sur cette page.
Par exemple :
  • J’ai passé mon dimanche à comater sur le canapé, parce que je suis rentrée à 5h du matin de ma soirée. J’avais prévu de faire du sport.
  • Vous sautez une ligne
  • J’ai laissé mon téléphone allumé mercredi soir, du coup j’étais sur Wats app toute la soirée alors que je voulais discuter sérieusement avec mon ami·e de nos prochaines vacances.
  • Vous sautez une ligne
  • Je n’ai pas pu travailler sur mon projet entre midi et 14h vendredi parce que…
  • Vous sautez une ligne
  • ….
Sur la page de gauche, vous avez la liste d’actions accomplies par vous et pour vous même, en les lisant vous devez ressentir un certain contentement, une (petite ou grande) fierté.
Vous pouvez, maintenant envisager la page de droite sereinement, et vous demandez comment vous auriez pu éviter ces situations et inscrire dans une autre couleur sur la ligne du dessous une stratégie qui aurait pu être efficace pour ne pas vous retrouver dans ces situations.
Ne soyez pas dur avec vous même, vous venez de trouver des solutions à tester pour être encore plus satisfait de vous la semaine prochaine…
Lorsque vous êtes insatisfait, n’oubliez pas cette petite technique, elle est à refaire à chaque fois que vous le sentez nécessaire.
 Je change ! 
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