Retrouvaille, colère et rationalité 3/3

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Alors que vous avez les meilleures intentions du monde, alors que vous prenez le « risque » des retrouvailles, l’autre se fâche et réagit très violemment ? Vous espériez instaurer une nouvelle relation ? Rassurez vous tout n’est pas perdu !

Cet article fait suite à 2 autres articles que je vous conseille vivement 😉

Comment se réconcilier avec une personne fâchée 1/2

Comment se réconcilier avec une personne fâchée 2/2

Cet article en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ymzrr5B2A4o&feature=youtu.be

Les premières retrouvailles- Gestion des émotions

En allant à la rencontre du ressentiment de l’autre, en allant le chercher, vous allez très probablement dans un premier temps vous retrouver face à une personne en colère.

Si ce n’est pas le cas : tant mieux ! Vous êtes chanceu·x·se , perce que c’est une des phases les plus délicates qui vous est épargnée !

En effet, la colère est destructrice, elle emporte et parfois balaye les meilleures intentions du monde. Mais vous en êtes averti·e et vous allez vous préparer à cette colère.

Comment apprendre à réagir ?

Voici un exemple de préparation, il est personnel et vous montre que l’échec fait partie de la démarche.

Je connais une personne particulièrement colérique, elle est tout le temps fâchée pour un oui ou pour un non. Néanmoins, cette personne a des qualités. J’ai donc cherché à m’adapter à son comportement, à réagir à ses colères.

Dans un premier temps, j’ai analysé le mal-être que ces colères provoquaient chez moi.

Une fois identifiée cette émotion, j’ai fait attention aux stimulus, aux sensations physiques qui précédaient chez moi un comportement de colère en réaction à sa propre colère.

J’ai pu limiter ainsi la montée d’énervement qui me faisait perdre mes moyens. J’ai ensuite tenté différentes réactions : la fuite, une attitude calme et argumentée, le refus verbal de montée de violence …

Nécessité d’analyser « votre état »

J’attire votre attention sur le fait qu’une émotion est souvent mal interprétée par une zone de notre cerveau : le néocortex. Elle est pour être plus précise mal interprétée, mal décodée.

Nous avons une sensation diffuse (gérée par le système limbique), cette émotion, ou sentiment est analysé par le néocortex, qui a comme principal projet : nous protéger.

Le néocortex va donc choisir l’interprétation la plus flatteuse, la plus facile à gérer. Exemple la jalousie peut se manifester par une forme de colère ressentie comme telle.

Un travail d’introspection, traite le mal à la racine. Il va falloir chercher à comprendre, les sensations et émotions qui vous animent.

Si vous ne le faites pas de manière consciente, vous restez dans l’ignorance. Cette ignorance entraîne des comportements complètement irrationnels.

La méconnaissance des émotions et sentiment laissés en pâture au néocortex sans analyse conscientisée empêche la rationalité.

Vous pensez être rationnel, voir cartésien, mais vous êtes seulement dans un comportement réactionnel à un sentiment (ou émotion) mal interprété. Différents biais cognitifs jouent alors leur rôle pour que vous ayez l’impression d’être logique, rationnel.

Comment faire ?

Posez-vous rapidement la question :

Sensations physiques en cours ? Soyez attenti ·f ·ve aux différents signes mal de ventre, cœur serré, oreille bouchée, chaleur, fourmillement, électricité…

Si des « symptômes » apparaissent : attention vous n’êtes pas logique, ni rationnel ·le. Vous pouvez choisir de temporiser (pas de message, pas de suppression malheureuse sur Facebook…. ).

Si vous êtes en face à face, respirez profondément, marquez une pause dans l’échange et proposer un report de discussion.

Instinct- croire que l’on est rationnel

Réagir à l’instinct c’est bien pour la survie et probablement la reproduction. En revanche, le mode survie ne sert à rien au quotidien.

L’instinct de reproduction n’est pas suffisant pour bâtir un couple solide, ou ne pas perdre de temps dans une relation vouée à l’échec (manque d’analyse).

L’inverse est vrai : ne pas prendre le temps d’analyser des émotions, sentiments afin de s’éviter une souffrance, ou parce qu’une situation parait compliquée, peut vous faire passer à côté de relations formidables.La rationalité ne conduit pas à refuser les émotions.

Si si je vous assure!

Essayer différentes attitudes

Après avoir analysé vos émotions, devenez maître de vos comportements.

La différence avec avant, c’est que vous n’allez pas chercher des justifications, explications, évidences a posteriori. Ça évite une belle démonstration cartésienne que vous aviez raison avec tous les biais cognitifs que vous pouvez utiliser ;).

Vous prenez conscience que la rationalité est une dynamique, un exercice sans relâche, et prétendre que l’on est rationnel ·le est en soi irrationnel ·le !

Bien conscient de tout ça, vous allez essayer de réagir. Je parle d’essais, parce qu’il faut bien que vous ayez conscience que vous allez rater.

Pour revenir à l’exemple précédent

Aucune des attitudes ( la fuite, une attitude calme et argumentée, le refus verbal de montée de violence … ) n’a fonctionné.

Dans le sens où aucune n’a évité le conflit. La personne s’est fâchée et sa réaction a été la colère et le rejet.

J’ai décidé de me renseigner sur la colère, sur les manières de la gérer quand on la subit. C’est à dire, lorsque nous sommes le défouloir d’une personne.

Ce que je sais sur la colère

J’ai découvert par exemple que la colère peut survenir alors que l’on obtient enfin ce que l’on veut, que l’autre nous apporte ce dont on a besoin à ce moment-là.

En fait, la colère s’évacue parfois quand enfin la situation problématique est en train de se résoudre.

Une émotion peut en déloger une autre

La frustration les ressentiments sont des émotions et ont besoin de s’évacuer pour pouvoir apprécier la nouvelle situation. C’est un élément à prendre en compte si vous devez présenter des excuses, ou renouer avec quelqu’un, une déferlante de négativité risque de vous tomber dessus.

Alors que vous faites le premier pas.

Comme vous êtes 100% responsable, et averti de cette situation typique, vous ne réagirez pas mal, vous ne prendrez pas la mouche une nouvelle fois.

Constat et temporisation

Une des meilleures façons de permettre à quelqu’un de sortir de sa colère, c’est d’en faire un constat compréhensif :

« Ceci à déclencher : cela, je comprends », et vous évoquez les comportements que cette colère entraîne. Pour autant, vous savez que ce n’est pas lui/elle qui est aux commandes au moment de la discussion. Et il faut que vous arriviez à le placer dans la conversation.

Vous terminez « en laissant la porte ouverte » :  vous serez disponible plus tard s’il ·elle le souhaite.

Ainsi vous vous protégez, vous refusez l’échange violent, vous vous adressez à l’adulte en face de vous, qui observe probablement impuissant sa colère et vous reconnaissez un état émotionnel.

Vous posez aussi des limites, vous n’êtes pas là pour subir son comportement. Tout cela doit se faire très vite. Il s’agit d’entrouvrir une porte d’y glisser un message.

Pour finir

La balle est désormais entre les mains de l’autre. Bravo !

Vous avez acquis une acuité nouvelle sur vous-même et sur les réactions des autres. Vous avez pris vos responsabilités, vous pouvez désormais rationnellement passer à autre chose.

Je change!

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